Pourquoi les auteurs auto-édités ne sont pas de vrais auteurs !

Choisir l’auto-édition, c’est la solution de facilité !

auto-éditionAu cours de mes nombreux échanges que je peux avoir au hasard de mes rencontres avec les auteurs, il m’arrive d’en rencontrer certains qui cherchent depuis des mois à se faire éditer de façon classique.

Dans ce cas je ne peux m’empêcher de prendre mon bâton de pèlerin en engageant la conversation et l’air de rien j’amène mon interlocuteur à me dire pourquoi il écrit. « Parbleu, pour avoir des lecteurs ! », m’entends-je répondre la plupart du temps (ce n’est jamais pour cette autre noble cause qui est de gagner de l’argent – bien que les ouvrages proposés par ces mêmes auteurs soient payants).

« Bon dieu mais c’est bien sûr » m’écriais-je alors ! (comme disait un célèbre commissaire d’une non moins célèbre série policière française d’il y a plus de 30 ans: « Les 5 dernières minutes », pour ceux qui n’étaient pas encore nés ou trop jeunes à cette époque).

En effet quoi de plus logique pour trouver des lecteurs, de passer (de perdre devrais-je dire pour la plupart) des mois à envoyer des copies de son livres à tout ce qui se prétend « éditeur » et à attendre fébrilement une réponse hypothétique qui a statistiquement peu de chance d’arriver d’un véritable éditeur.

Je ne manque évidemment pas de leur faire remarquer qu’ils auraient pu, durant ces longs mois d’attente, proposer leur ouvrage en auto-édition et commencer à avoir des lecteurs.

L’auto-édition. Edition de seconde zone !

Que n’ai-je pas dis là ! L’auto-édition cette édition de seconde zone où tout et n’importe quoi est proposé !

auto-édition– Non ma bonne dame (ou mon bon monsieur c’est selon), moi j’ai le respect des lecteurs et ne veut pas leur infliger ma prose littéraire (ils aiment bien ce mot) avant quelle soit passée sous les fourches caudines des comités de lectures des éditeurs, qui eux seuls (c’est bien connu), sont à même de décider si mon œuvre est publiable ou non et saura intéresser de VRAIS lecteurs de littérature (ils aiment aussi ce mot bien sûr).

Et quand judicieusement je leur glisse que le meilleur comité de lecture ce sont… les lecteurs eux-mêmes, et que pendant ces mois d’attentes (stériles la plupart du temps) il auraient déjà obtenu un retour sinon qualitatif – par les commentaires reçus – du moins quantitatif par les ventes effectuées, alors là c’est presque une fin de non – recevoir: « Je suis un vrai auteur MOI, qui ne vais pas m’abaisser à la facilité de l’auto-édition ! ».

L’auto-édition c’est facile !

Car oui auteurs auto-édités, l’auto-édition c’est facile. Il suffit de « balancer » son livre sur Amazon et vous voilà promu écrivain – de seconde zone – mais écrivain quand même. Est-ce que vous connaissez un moyen plus facile et rapide pour grimper dans l’échelle sociale (à part la télé réalité) ?

Je vous relate tout ceci de façon humoristique et (à peine) caricaturée mais évidemment quand j’entends de tel propos c’est que j’ai affaire en général à quelqu’un qui ne s’est pas vraiment confronté à la réalité de l’auto-édition (ni à l’édition classique d’ailleurs) et qui s’est forgé son opinion sur des rumeurs, des on-dits et autres vérités assénées par des soi-disant spécialistes dans ce domaine.

Alors évidemment les auteurs auto-édités qui font vraiment le métier savent que l’auto-édition c’est tout sauf la voie de la facilité et ce pamphlet ne s’adresse pas à eux mais surtout à ceux qui débutent.

  • Ne croyez pas les « commerciaux » qui vous promettent monts et merveilles (moyennant finances – pour eux, pas pour vous) en vous lançant dans l’auto-édition.
  • N’écoutez pas non plus les « vrais-auteurs-qui-savent-de-quoi-ils-parlent-car-ils-ont-réussi-à signer-un-contrat-avec-un-éditeur » (mais vont vendre 10 livres dans l’année).
  • Mais n’écoutez pas aveuglement non plus ceux qui ont fait un « coup » (voir deux) en réussissant à vendre des milliers d’exemplaires de leur premier ouvrage auto-édité. Car un livre qui marche c’est la réunion de différents paramètres qui doivent être réunis en même temps:
  1. un bon livre (c’est-à-dire quelque chose qui tient la route, qui apporte un véritable contenu au lecteur que ce soit une œuvre de fiction ou d’informations) et correctement présenté (aussi bien sur le fond que sur la forme);
  2. un moyen de le faire connaître (promotion);
  3. et de le diffuser (le rendre disponible auprès du plus grand nombre);
  4. et qu’il trouve au moment où il est lancé un lectorat qui lui correspond.

Qu’il manque un de ces facteurs et la réussite tardera à pointer le bout de son nez (si elle y arrive).

Pour en revenir à notre sujet, l’auto-édition réclame du travail, beaucoup de travail. En fait le travail que doivent fournir un auteur et un éditeur réunis et qui couvre les 4 points énoncés plus haut pour qu’un livre réussisse.

Donc avant de vous lancer dans l’aventure réfléchissez bien!

auto-éditionEt pour ne pas pénaliser les auteurs auto-édités qui s’efforcent de proposer à leurs lecteurs un travail de qualité, ne donnez pas de l’eau aux moulins des détracteurs de l’auto-édition et ayez d’abord comme objectif le premier point dont je parle plus haut, c’est-à-dire d’offrir un ouvrage sans faute et correctement présenté (fond et forme). Et au passage, certains auteurs qui ont déjà publié peuvent s’en inspirer aussi !

L’auto-édition toute entière vous en saura gré !

Alors auteurs débutants, toujours envie de vous auto-éditer ?

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